4’33

© Nathalie Prebende

Pour la Toussaint, le Festival Les Uns chez les Autres, à l’initiative de Julie Navarro (adjointe au maire chargée de la culture à la Mairie du XIXe arrondissement de Paris) et avec la précieuse complicité des Services de la Ville de Paris, propose 4’33’’ Dialogue avec l’arbre, une partition artistique ouverte au public les samedi 23 et dimanche 24 novembre (15H30 – 19H00) au Cimetière de la Villette.

L’occasion pour cette première exposition d’art pluridisciplinaire dans un cimetière parisien d’interroger la place de l’art contemporain dans l’art funéraire aujourd’hui : face aux transformations des normes sociales et des rites funéraires, comment conserver et valoriser la mémoire de nos anciens dans une société où la mort est taboue et les rites funéraires en pleine mutation sociale ? Comment rétablir la place de l’art funéraire dans la société d’aujourd’hui ?

Un parcours déambulatoire avec le public (cf. plan) suit la partition de musique en présence du conservateur du cimetière et de l’équipe du Festival. Il est accompagné d’une visite patrimoniale du cimetière par Aurélie Tiffreau, commissaire invité.

Lola B Deswarte, avec les installations Un nuage et l’au delà c’est sensas !, évoque la mémoire de ce qu’on était, de nos parties disparues et de ce qui demeure. Véronique Boutinot convoque de petites figurines en céramique sur une tombe abandonnée. Valérie Jouve fait entendre son image avec une tonalité grave et sourde comme un silence bruité, comme la tessiture d’un violoncelle retenu. Jean-Paul Lefret, avec Archanges urbains, revisite les codes de l’imagerie populaire religieuse. Gaspard Maîtrepierre installe dans une chapelle funéraire un autel païen, mythique et fantasmatique. Marc Molk présente Paradis un petit tableau posé sur une tombe, comme un épitaphe. Agathe Rosa avec RANDOM-Aléatoire, interroge la relation entre la ville et le cimetière : les séquences lumineuses fragmentent et animent le cimetière, brisant à la fois sa configuration et les repères spatio-temporels. Jacqueline salmon propose l’installation Une trop longue liste : dans la petite chapelle sont associés les noms des morts de la rue à un ciel imaginaire suggérant un au-delà peut-être. Le collectif TRAFIC, sous la direction de Beatriz Franco, propose une performance pluridisciplinaire autour de la conception du silence de John Cage. Le Zheng scelle dans le livre d’images Spécimens la pensée des ancêtres.

La procession est suivie d’un temps de convivialité autour d’une soupe de Châtaigne offerte.

Infos pratiques

  • Commissaires : Julie Navarro & Aurélie Tiffreau

Télécharger le dépliant de 4’33.

© Nathalie Prebende

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