Histoire du cimetière

Nombreux sont les passants et touristes à visiter les trois grands cimetières parisiens : de Montmartre, de Montparnasse et le Père Lachaise. Bien peu en revanche ont connaissance des petits cimetières, tel que celui de la Villette, qui appartenaient à différentes communes qui furent rattachées à Paris en 1860.

C’est autour d’un pressoir que se constitua une petite agglomération appelée dès 1198 « Ville neuve Saint-Lazare de Paris » puis en 1374 « La Villette-Saint-Ladre-Lez-Parisien » en référence à une petite maison ou « villette » construite par la léproserie Saint-Lazare de Paris, propriétaire des terres et destinée au repos des religieux.

Le cimetière primitif se trouvait au chevet de l’ancienne église élevée au XVe siècle. En 1770 un deuxième cimetière fut créé devant le portail de cette même église. Ces deux nécropoles restèrent en activité jusqu’en 1806, date de l’aménagement d’un troisième champ de repos, situé plus au nord. Le quatrième et dernier fut construit en 1828 à l’écart de la Villette sur un chemin conduisant à Belleville, soit le long de la rue d’Hautpoul aujourd’hui. Une tombe datant de cette époque existe encore, celle de François Jean Baptiste quintainne, cultivateur et nourrisseur à la Villette décédé en 1829.

En forme d’équerre, le cimetière se développe autour d’une allée centrale ombragées d’arbres d’espèces diverses (érables, tilleuls, marronniers) et bordée de chapelles. D’une superficie totale de 1,13 hectare, il totalise aujourd’hui 2500 concessions.