Lanterne céleste

O/Art s’associe au projet Hope’Art qui promeut l’expression artistique comme solution à l’exclusion sociale. Durant le mois de juillet 2015, il propose une série de performances artistiques et numériques au sein du service Adolescents Jeunes Adultes de l’hôpital Gustave Roussy.

Pour accompagner ce projet, O/Art présente l’exposition « Lanterne Céleste ». Cette expression, traduction française de O farol sagrado – titre d’une série de dessins de Serena Laborante – fait référence à ces petits ballons d’air chauds traditionnels chinois lancés dans la nuit pour porter chance ou réaliser un voeu. C’est cette image d’élévation et d’espoir portée par le projet Hope’Art, que nous souhaitons retenir.

En effet, l’exposition s’interrogera sur la capacité de l’art à formuler mais également à dépasser la douleur – physique et morale – pour conduire vers une guérison.

Coline Grandpierre laisse son stylo glisser sur la feuille et manifester de manière automatique et cathartique son rapport au corps, à son expression, à ses meaux. Ces cadavres exquis visuels sont la voix de son inconscient et révèlent des interrogations, des peurs mais cèdent également une place à l’humour qui – comme l’art – est un des meilleurs chemins vers la guérison. «Et pourquoi on arrive jamais à lire les ordonnances des médecins?» demande-t-elle. La question mérite d’être posée !

Les recherches de Serena Laborante se focalisent sur la mémoire et la manière dont nous stockons nos souvenirs. Fascinée par le pouvoir spirituel des os, l’artiste les a élevés au rang de gardiens des souvenirs. Selon elle, les souvenirs se lient aux tissus osseux qui vont former notre squelette et notre individualité, de la même manière que la mémoire collective intervient dans la formation de la société.

En travaillant à partir de ses propres souvenirs, Serena fait remonter à la surface de la mémoire des émotions individuelles certes, mais à la dimension universelle : l’amour, le sentiment de la perte, l’abandon mais aussi l’apaisement et le deuil accompli.

Travaillant à partir de médiums variés mais avec une prédilection pour le dessin, elle creuse une image pour en faire sortir son squelette fait d’os ou de réminiscences. A travers cette étude de la construction de soi, de ce qui nous constitue et qui a pu être hérité de nos ancêtres, de nos histoires familiales, l’artiste nous donne de la stabilité, de la force et nous invite à puiser dans ces racines de l’être pour avancer et mener nos différents combats.

Infos pratiques

Exposition présentée à L’inattendue – Galerie de la Maison des initiatives étudiantes

  • Chef de projet : Audrey Meunier
  • Commissaires : Anais de Senneville & Aurélie Tiffreau
  • Coordination : Alix Chassefière

Télécharger le dossier de presse de Lanterne céleste.

Les artistes