herman de vries

herman de vries : vaccinium hirschdelle, 2011
© herman de vries

herman de vries (*) est né en 1931 à Alkmaar, aux Pays-Bas. Il vit et travaille à Eschenau, en Allemagne.

Passionné par la nature, il exerce le métier de naturaliste jusqu’en 1968. Cependant, dès 1953, il réalise que la recherche botanique ne le satisfait plus intellectuellement car elle ne permet pas d’expliquer tous les phénomènes naturels. Il commence alors à peindre et à lire des ouvrages bouddhistes et philosophiques, notamment ceux de Daisetz Teitaro Suzuki et Ludwig Wittgenstein. Au début des années 1970, il abandonne son métier pour s’adonner uniquement à l’art, à la contemplation et à la méditation.

Depuis cette époque, Herman de Vries s’applique à démontrer dans son travail la réalité primaire de la nature et l’infinitude des phénomènes qui la régissent, notamment celle du hasard.

Pour l’artiste, la nature se suffit à elle-même et n’a pas besoin d’être embellie par l’art. Elle est art car elle est création perpétuelle. Son travail ne partage aucun point commun avec le Land Art qui consiste à modeler le paysage en déplaçant ou accumulant de la matière. herman de vries au contraire n’appose jamais sa marque, ou alors de manière très légère en créant des sanctuaires par exemple, c’est-à-dire des espaces interdits à l’homme et dans lesquels la nature peut se développer librement.

herman de vries : carex flacca, 2009
© herman de vries

Toutefois, nous nous sommes tellement éloignés de la nature, nous l’avons tellement modifiée, manipulée, détruite que seul un artifice de plus, celui de l’art, peut nous aider à la retrouver, à restaurer l’unité que nous formions avec elle.

herman de vries a exploré différentes voies artistiques afin de trouver le langage le plus adapté à l’expression de cette unité et de cette vie qui nous entourent et que nous ne pouvons totalement expliquer :

Il peint dans un style tachiste au début des années 1950 puis connaît une période Zéro dans les années 1960 en partie au cours de laquelle il réalise ses random objectivations (de 1961 à 1975 environ).

herman de vries : earth from gomera, 2000
© herman de vries

Dans les années 1970, il débute ses travaux avec des végétaux qu’il réalise toujours aujourd’hui tout comme ses séries photographiques et ses livres d’artistes. En 1983 il réalise ses premiers frottages de terres et, dans les années 1990 et 2000, des interventions dans la nature, respectivement sous forme de sanctuaires et de traces.

herman de vries : to be to be, Steigerwald, Eschenau
© herman de vries

* herman de vries écrit sans majuscules depuis les années 1950 car il est opposé à toute forme de pensée hiérarchique. C’est pour cette raison que, conformément à son souhait, son nom ainsi que les titres de ses œuvres ne comportent pas de majuscule.\nherman de vries est représenté par la galerie Aline Vidal.