cité des arts

La Cité internationale des arts, Fondation reconnue d’utilité publique, accueille en résidence à Paris depuis 1965 des artistes du monde entier et met à leur disposition 320 ateliers répartis sur deux sites : le Marais (18 rue de l’Hôtel de Ville – IVe arrt) et Montmartre (24 rue Norvins – XVIIIe arrt).

En 2012, la Fondation a accueilli 1 170 artistes en résidence.152 souscripteurs d’ateliers de 54 pays différents disposent d’un droit de présentation des artistes, chacun selon ses propres critères. Deux Commissions de professionnels (arts visuels et musique) se réunissent deux fois par an afin de sélectionner les artistes qui ont adressé une candidature directe à la Fondation. La Cité internationale des arts se définit ainsi comme la réunion de politiques culturelles internationales marquées par la souveraineté de chacun et dont la mission consiste à créer une coexistence dynamique, en lien avec les institutions et acteurs culturels principalement d’Ile-de-France. L’accompagnement au titre de l’action culturelle que la Fondation souhaite développer, repose sur la notion de projet : chaque artiste organise lui-même sa résidence mais la Cité internationale des arts accompagne les aventures esthétiques construites sous la forme d’un projet.

Depuis septembre 2013, un nouveau programme d’exposition dans un espace est mis en oeuvre dans un espace rénové – Le corridor – offrant à des artistes en cours de résidence une visibilité et la possibilité d’une monstration de leur travail aux professionnels.

Ce programme a été inauguré avec le projet « Méandre passionnel » de Laurent Derobert (16.10 au 24.11.2013). Le propos de l’artiste, docteur en sciences économiques et chercheur, est de reconquérir à l’aide de l’outil mathématique, des champs inexplorés de la conscience et des rapports humains.

« Méandre passionnel » a donné lieu à l’écriture d’une équation se développant sur les murs de l’espace d’exposition où il est question de réduire le dédale intérieur de chacun, cette distance labyrinthique qui nous sépare de nous-mêmes, de ce que nous croyons être et de ce que nous rêvons d’être.

Laurent Derobert : Extrait de la formule réalisée par Laurent Derobert dans le Corridor, Chacune des parenthèses cristallise l’écart entre des êtres, fantasmes ou mondes constitutifs de l’univers de l’amant et de l’aimé. La somme de ces écarts forme le méandre d’un dédale qu’il s’agit de résoudre, ou pas.
© Laurent Derobert

Photos du vernissage « Méandre Passionnel » le 16 octobre 2013

La seconde exposition (4.12.2013 au 24.01.2014) est consacrée à l’artiste allemand Demian Bern. Sa pratique artistique combine deux préoccupations : les protocoles conceptuels et les techniques artisanales. Elle génère une pensée critique appliquée à des projets de communication. Dans cet esprit, Demian Bern a fondé la plate-forme EXP.edition, laboratoire à géométrie variable qui invente et développe des formats de publication – livres d’artistes, catalogues.

Pour sa première exposition individuelle à Paris intitulée « L’été c’est moi. L’hiverté », Demian Bern nous invite à une lecture active de l’espace d’exposition et à son appropriation à-travers notre mémoire subjective. Ce sont l’imagination et la participation empathique du public qui créent le contenu narratif des oeuvres. Par ces interactions, que Demian Bern compare avec l’acte de lire, associant un dialogue entre des formes discursives et matérielles, une fonction poétique vient augmenter l’espace d’exposition.

Photos du vernissage « L’été c’est moi. L’hiverté », le 4 décembre 2013

La troisième exposition (11.02 au 28.03.2014) présentera 10 affiches de grand format (120 x 176) réalisées par Fanette Mellier. Le travail de Fanette Mellier s’articule entre projets de commande et de recherche qui lui permettent de questionner librement les notions fondamentales du graphisme : typographie, couleur, fabrication, rapport à l’espace public. Elle réalise des travaux souvent atypiques, dans le domaine de l’édition ou celui des installations. Sa démarche peut être définie comme une exploration poétique des techniques industrielles d’impression, en écho au contexte intellectuel, culturel et social de chaque projet.

Fanette Mellier est diplômée de l’Ecole des arts décoratifs de Strasbourg et ancienne pensionnaire de l’Académie de France à Rome – Villa Médicis (2012-2013).