Trilogie

Alexandra Lœwe : Eveil onirique, 2014
© Alexandra Lœwe

Le collectif O/Art est heureux de présenter Trilogie d’Alexandra Loewe, série de trois performances inédites. Vous pourrez les découvrir les mercredi 25 et jeudi 26 juin 2014 à 20h30 dans un ancien atelier d’artiste, Cité Pigalle.

Seront dévoilées successivement :

Ces performances questionnent les grands thèmes de la vie, comme l’amour et la mort, et interrogent particulièrement l’aptitude du langage à exprimer émotions et sentiments. Langage parlé mais aussi signé, langage corporel, plastique et musical : leur combinaison semble nécessaire pour palier les limites du rapport entre signifiant et signifié.

Alexandra Lœwe : Sièges De Nos Émotions, 2013-2014
© Alexandra Lœwe

Ainsi dans 600″ – performance de 10 minutes, soit 600 secondes – l’Amour crie son désespoir et sa solitude. Malgré la force des mots et la teneur acide, amère, du monologue, comment vraiment comprendre le discours et l’ampleur de la tourmente? Face à cette apparente aporie, un second personnage, la Voix, traduit simultanément les paroles de l’Amour en langue des signes, et par ses mouvements liés à son mode d’expression, donne un corps vivant à l’Amour figée. Pour qui n’en possède pas les clés, cette expression restera sans doute mystérieuse. Peut-être la combinaison de la voix et des gestes transcrira assez justement la détresse de l’Amour pour permettre à certains de la mesurer. Mais seule la Mort qui rôde le délivrera finalement de ses chaînes.

Alexandra Lœwe : En Voix Y Âge, 2007
© Alexandra Lœwe

En Voix Y Âge laisse place à l’expression musicale, bien que la voix, ou plutôt son essence, demeure malgré tout présente. Une musicienne joue des partitions dont les notes ont été tracées par les pérégrinations de gouttes d’encre, soufflées sur papier. Les sons produits sont-ils pure interprétation de la violoniste ou se superposent-ils avec justesse à la parole de l’artiste? La musique pourrait-elle être le métalangage des formes? Si tel est le cas, l’auditeur en aura-t-il une juste compréhension? Cette performance est un voyage de la voix au sens émotionnel du terme, une réflexion poétique sur l’expression et sa perception à travers différents médiums.

Alexandra Lœwe : Dreamer, 2005
© Alexandra Lœwe

Les geishas sont littéralement des « personnes qui pratiquent les arts ». Avec excellence, Akiko mêle deux d’entre eux : l’art de la poésie et celui de la séduction. Murmurant délicatement des a-haïkus – à la fois pudiques et pourtant terriblement explicites – aux oreilles des spectateurs, elles les emmènent dans des contrées inconnues et fantasmatiques, aux yeux de tous et cependant de manière intime, puisque seul le receveur prend connaissance des vers susurrés. Le langage, voilé, érotique, invite à la rêverie. Nul besoin de partager les vers avec quiconque pour en mesurer la compréhension, ici l’imagination est reine et trace son propre chemin au delà des mots…

Télécharger le dossier de presse de Trilogie d’Alexandra Loewe.